LATITUDES – Artistes Brésiliens en France – Dulce Araújo

Pour Egídio Álvaro – Critique d’art, AICA.
LATITUDES – n° 23 – avril 2005

Dulce Araujo est née à Recife. Elle vit et travaille à Paris.

“Pour moi – dit-elle – ce fut à cause, ou plutôt grâce à Godard, à Duras, à Simone de Beauvoir et Sartre. C’est leur cinéma et leur littérature qui m’ont donné le désir de partir, de venir ici”.

Elle a beaucoup exposé. En Europe, en Afrique (12 femmes écrivains contemporaines), dans les pays de langue officielle portugaise.

“Aujourd’hui mes pays préférés sont la Chine et le Japon. Ce sont vraiment des lieux fascinants, des civilisations vraiment autres, presque une autre planète. (…) On m’a permis de passer la nuit dans un temple décoré de peintures du XIIIème siècle et où jamais une gaigin (étrangère) n’avait été admise”.

Elle fut d’abord artiste peintre, puis photographe pour plusieurs grands magazines, puis artiste
numérique. Il s’agit toujours de peinture conceptuelle ou figurative, mais faite avec les outils multimídias de notre époque.

Son travail est violent (série Que faire) ou d’une exquise beauté. dans la série Élégie à ma mère elle traite le sujet avec tendresse, et le visage de la femme vient s’inscrire doucement dans un fond multiple et détonant.

Continuar lendo

Exposição da artista Dulce Araujo no Espace Beaurepaire

Texto sobre a exposição da artista Dulce Araújo publicado no site ParisArt. Deux artistes. L’un photographe et vidéaste se penche sur la ville. Un constat: le mineral, le vegetal et l’humain se mélangent pour ne former plus qu’un. L’autre entreprend un voyage en peinture qui la mène à explorer les espaces sidéraux. Dulce Araujo et Tomoko K.Ober Chaos de matières, de formes, et de perspectives qui s’entrechoquent…. L’organique est absorbé par le béton, l’acier se convulse, le minéral, le végétal et l’humain ne font plus qu’un. Traces confuses mais identifiables, en équilibre instable…. sorte de rêve urbain, de matières inertes révélées actives. Les murs gardent les traces de ceux qui les côtoient….les perspectives s’imbriquent, se mélangent, dans un mouvement élastique. Magma humain et urbain surpris puis décortiqué par l’artiste, le révélateur numérique dévoile leur intimité. Les mégapoles trompeusement figées nous offrent dans la série «autour de la ville» leur face désormais évidente : vivante, mobile, instable …. Tomoko K. Ober de par ses origines orientales et ses expériences de vie sur divers continents, ayant enrichi d’influences multiples son travail artistique, a parfaitement assimilé ces sources d’inspiration polyfacetique. Ceci lui permet de donner une dimension plus large, véritablement cosmique à son oeuvre picturale et à entreprendre un voyage en peinture qui la mènera à explorer les espaces sidéraux ouverts à sa soif d’absolu et à son imagination créatrice. Tomoko K. Ober est une «femme-pont» parfaitement adaptée à notre époque-charnière entre le 20ème et 21ème siècle, une artiste en marche vers les temps à venir…. Suivons-la! Dulce Araujo et Tomoko K.Ober 13 mai-23 mai 2004 Vernissage le Paris 10e. Espace Beaurepaire Continuar lendo